Pour plonger longtemps, il faut ménager ses oreilles, voici quelques conseils à appliquer pour garder toute son aptitude ORL à la plongée ...
1 - Ne pas plonger en cas d'infection du nez, des sinus, de la gorge ou des oreilles, ceci demeurera une règle à suivre impérativement quelque soit le niveau.
2 - Il faut décompresser très tôt, dès l'immersion, surtout avec la technique du canard, et ensuite répéter la manoeuvre de façon régulière, en préférant les variantes du Vasalva.
3 - Ne jamais forcer sur un Vasalva, remonter un peu, se dégager avec un râclement de gorge et recommencer doucement.Si besoin revenir en surface et réessayer sans détendeur ni tuba en bouche. Une trompe forcée est une trompe qui risque d'occasionner plus de problèmes ultérieurement.Le froid ou l'anxiété rendent la manoeuvre plus délicate.
5 - Une oreille ne doit jamais faire mal, si tel est le cas, il faut remonter, arrêter la plongée, et prendre l'avis de son médecin. Il faut penser à souffler régulièrement par le nez dans son masque en descendant.
6 - A la descente, pour sauvegarder l'unité, tous les membres de la palanquée doivent se porter attention mutuellement, pour être sur que tout le monde a bien pu "passer les oreilles", les problèmes d'oreilles surviennent dès les premiers mètres.
7 - Il est important de porter des gants pour lutter contre le froid, mais ceux-ci peuvent gèner les manoeuvres de décompression, et cela réclame une manoeuvre encore plus prudente du fait du froid qui anesthésie un peu.
8 - On ne décompresse qu'à la descente. A la remontée, il faut simplement avaler sa salive pour dégager les sensations de tension qui pourraient se produire au niveau des oreilles.
9 - La trompe d'Eustache peut s'éduquer, un entrainement le matin deux à trois fois par semaine, et toujours en douceur, permet d'entrainer notre organisme et notre conscience corporelle pour une parfaite maitrise, cela s'obtient en deux ou trois mois.. C'est la clef de la réussite.
10 - Pour ne pas se faire mal, il faut comprendre comment agir pour contourner un mauvais fonctionnement de l'équilibration des tympans, quelquefois une pulvérisation d'un médicament décongestionnant pourra être efficace.
Observer la pression exercée par l'eau sur le tympan et la compensation exercée par la mise en pression de l'oreille moyenne à partir de l'oropharynx ( flèche opposée traversant la trompe d'Eustache)
Equilibration des oreilles "une combinaison trop serrée
" Une bouteille mal ouverte
" Des bouteilles chargées sans précaution avec de l'air
contaminé en Co2
Mécanisme Au cours d'un
effort, la ventilation
pulmonaire s'adapte aux besoins de l'organisme du plongeur, elle est
réglée en particulier, par le taux de Co2. Elle assure l'apport
d'oxygène et l'élimination du Co2 produit par l'organisme.
Dans
le cas contraire, il y a augmentation du rythme respiratoire, pour
assurer une meilleur ventilation : c'est le début de l'essoufflement.
On dit qu'il y a hypercapnie (augmentation de la pression partielle de
Co2 dans le sang artériel). Si la cause persiste, il se produit alors
une hyperventilation insuffisament efficace avec une
augmentation
de la pression de Co2.
En plongée, le problème se trouve aggravé par le fait que la
respiration au moyen d'un détendeur est moins libre qu'en surface, on
est obligé de tenir les dents serrées sur l'embout.
De plus la pression de Co2 augmente avec les efforts respiratoires et
la difficulté d'élimination de celui-ci si on continue à descendre,
cela explique qu'un début d'essoufflement est très difficile à
maîtriser, et impose de remonter : le danger augmentant avec la
profondeur. La profondeur augmente aussi la densité des gaz respirés,
et de ce fait leur poids par unité de volume augmente, la fludité dans
les voies respiratoires est moins bonne et le travail pulmonaire en est
accru.
Conséquence L'intoxication
carbonique se
traduit souvent par des maux de tête.
La respiration devient haletante, l'affolement et la panique
surviennent rapidement.
La détresse respiratoire peut à l'extrème entraîner une syncope avec sa
conséquence directe : La noyade
D'autre part, l'excès de Co2 dans le sang favorise la formation de
bulles d'azote qui peuvent entraîner un accident de décompression.
Traitement
dans l'eau
" suspendre toute activité
" insister sur l'expiration
" remonter dès que possible
- bien se ventiler
- à l'extrème donner de l'oxygène si nécessaire de retour en surface
- se garder du froid
Prévention
" ne pas descendre si l'on est déjà essoufflé en surface
" modérer ses efforts au fond
" se protéger efficacement contre le froid
" utiliser du matériel en bon état et un lestage adapté
" avoir un air de qualité dans les bouteilles et un bon
détendeur
" vérifier que la bouteille soit bien ouverte
" ne pas avoir une combinaison trop serrée
"plonger avec une palanquée bien soudée
Conclusion
En plongée, l'essoufflement est un des dangers qui guette le plongeur
car il peut conduire très vite à un accident, il faut le
signaler
aux équipiers.